1er entretien

IMG_2581Votre médiumnité s’est-elle manifestée avant vos NDE ?

Un peu, mais sûrement pas comme aujourd’hui. Il est vrai, en effet, que je me suis toujours sentie différente, même toute petite, par rapport aux autres enfants. J’avais l’impression de ne pas avoir le même vécu qu’eux, notamment à travers les pressentiments que je pouvais avoir.

Ainsi, depuis l’âge de dix ans, je savais que je me marierai avec un homme divorcé et qu’il aurait deux enfants.En fait, pendant une grande partie de ma vie, je n’ai eu aucune idée de la médiumnité et des formes qu’elle pouvait prendre, notamment en ce qui me concerne.

Votre médiumnité a pris une nouvelle ampleur après vos NDE ?

Oui, mais pas tout de suite. Elle a évolué par étapes. Cette évolution correspondait pourrait-on dire à une forme de nettoyage : j’ai éliminé progressivement ce dont je n’avais plus besoin pour faire place à quelque chose qui se développait en moi sans que je sache trop de quoi il s’agissait, surtout au début. Cela concernait ce que l’on m’avait appris sur le plan religieux et allait de pair avec la découverte des plans vibratoires.

Que s’est-il passé ?

Après mes deux premières NDE, en 1994, mais surtout après la troisième en 2002, j’ai constaté progressivement que j’entendais des voix et que je commençais à voir des entités. Cela s’est fait petit à petit et sans que je comprenne vraiment ce qui m’arrivait.

La première fois il s’agissait d’un petit enfant que j’ai découvert assis sur les marches de l’escalier de notre maison. Je l’ai fixé sans avoir peur. J’ai compris immédiatement qu’il s’agissait d’une entité, qu’elle demandait de l’aide et qu’il me fallait faire une prière pour elle.

Après, beaucoup d’autres entités se sont manifestées à tel point que j’avais l’impression que la maison en était pleine. Elles se manifestaient à moi parce qu’elles sollicitaient mon aide.

La clairaudience m’a été donnée quand j’ai vu Marie qui m’est apparue un peu comme on la représente : elle était habillée de beige avec un grand cordon autour du corps et le voile sur la tête ; j’ai senti à cet instant une odeur de fleurs et de rose.

Avant, je dois le préciser, j’avais commencé à recevoir en écriture automatique. C’est-à-dire que j’entendais dans ma tête une phrase qui se répétait et j’ai compris assez vite qu’il fallait que je l’écrive.

Quand avez-vous reçu le premier message de Padre Pio et comment ?

Quand la clairaudience m’a été donnée, je recevais des messages mais qui n’étaient pas signés. Au début, ils étaient assez courts, quatre ou cinq lignes, puis ils ont commencé à devenir plus longs, comme si on essayait de m’habituer, jusqu’au moment où ils ont fait une page.

Ces messages concernaient l’Au-delà. Ils me parlaient des communications entre la Terre et l’Au-delà. On m’expliquait le principe de la réincarnation. C’était des messages d’amour et de paix.

Cela a dû vous étonner ?

Bien évidemment, à tel point qu’au début j’avais peur d’être en train de devenir folle ! Je me disais que tout cela n’était pas possible. Je n’avais jamais vraiment entendu parler de médiumnité, comme je l’ai dit à l’instant, et je ne me considérais certainement pas comme un médium. J’étais complètement perdue… Les messages me bouleversaient, mais il fallait bien que j’accepte.

Je n’avais personne à qui me confier, au début, j’étais seule sans pouvoir m’ouvrir de ce qui m’arrivait à qui que ce soit. Puis, ma famille a commencé à me suivre, à accepter ces phénomènes.

Dans ces conditions difficiles, j’ai demandé à l’Au-delà de me donner la force et le discernement pour comprendre ce qui m’arrivait.

Je priais déjà beaucoup et j’ai continué de le faire : le matin, l’après-midi et le soir et ce même durant mes occupations ménagères. Pour moi, c’est essentiel.

Quand avez-vous reçu le premier message signé ?

Ce n’est pas tellement ancien et remonte seulement à une année, le premier janvier 2005.

Sa première caractéristique consistait à ce qu’il était déjà beaucoup plus long que ceux que je recevais d’habitude.

Je l’ai reçu comme les autres le soir, vers 23 heures. Quand il a été terminé, j’ai voulu fermer mon bloc-notes sur lequel je l’avais écrit, croyant que c’était terminé comme les autres fois. On m’a demandé de ne pas le faire. Et on m’a dicté alors quelque chose comme Pietri ou Pedro ou Petro de Pietrelcina. Je l’ai noté tout de suite et très peu de temps après je me suis endormie.

Le message que j’ai reçu ce jour-là parlait beaucoup d’amour et de paix

Quelle a été votre réaction le lendemain quand vous avez relu le message ?

Dès que je me suis réveillée j’ai repris mon bloc, relu le texte du message reçu la veille. La signature m’intriguait et je me suis dit qu’il fallait que je sache de qui il s’agissait. J’ai regardé dans les livres pour essayer de trouver un indice et j’ai envoyé un e-mail à une personne qui m’a dit qu’il s’agissait de Père Pio de Pietrelcina, ce qui correspondait tout à fait aux lettres que j’avais déchiffrées dans la signature.

J’ai pleuré, tremblé quand je l’ai appris, parce que je me disais que ce n’était pas possible que je puisse recevoir un message de lui.

Pourquoi avez-vous eu cette réaction ?

En fait, j’étais touchée… et je me demandais pourquoi, moi, je me mettais à recevoir des messages de l’Au-delà ! Je ne pensais pas possible d’avoir été choisie pour ces contacts ! À cette époque, je n’avais pas réalisé qui était mon interlocuteur. C’est seulement ce contact avec l’Au-delà qui me troublait.

Après, bien sûr, vous avez essayé d’en savoir un peu plus sur Padre Pio  ?

J’ai commencé tout simplement, en allant voir d’abord dans le dictionnaire, puis j’ai effectué des recherches sur Internet… Par la suite, dans les messages qui ont suivi, Padre Pío m’a donné le titre de quelques livres le concernant et qu’il me demandait de lire pour mieux comprendre la vie qu’il avait vécue. Il s’agissait notamment de Père Pio de Pietrelcina de frère Arni Decorte (éd. ).

Comment avez-vous réagi quand vous avez découvert l’extraordinaire personnalité de Padre Pio ?

J’ai beaucoup pleuré en lisant ces livres, car j’ai trouvé certaines similitudes entre nos vies. Padre Pio avait été un bébé qui pleurait beaucoup. À tel point qu’une nuit son père avait failli le jeter par la fenêtre de leur pauvre logis. Et moi j’ai été aussi un bébé qui pleurait énormément et que ma famille supportait difficilement. Il a connu aussi d’énormes souffrances physiques, comme j’en ai connu et connais encore (N.D.L.R. Mireille Drapeau a été opérée 24 fois). Sur le plan moral, il a été victime toute sa vie d’incompréhensions et d’injustices, en particulier dans son ordre. En ce qui me concerne, j’ai souffert de l’incompréhension et des vexations innombrables, pour ne pas dire davantage, de ma famille qui me rejetait, amenant un sentiment de solitude particulièrement angoissant.

La fréquence des messages est-elle restée la même ?

Au début, ils étaient assez espacés, tous les mois ou tous les deux mois. Depuis novembre dernier, le rythme a beaucoup changé puisqu’il s’agit plutôt d’un message par semaine si ce n’est deux par semaine.

Ils arrivent toujours la nuit, c’est-à-dire souvent en fin de journée, parfois à mon réveil. Si les conditions sont favorables, je reçois aussi parfois dans le courant de l’après-midi, mais c’est très rare. Maintenant, ils durent généralement 30 minutes, sauf une fois où le contact a été exceptionnellement de 45 minutes.

Vous l’entendez en clairaudience ?

Oui, je l’entends nettement. Et je m’empresse de le dire, le message m’est dicté évidemment en français, sans accent – on me pose parfois la question ! Le timbre de la voix est plutôt grave et le ton est assez sec.

Plus le message est important, plus le ton se fait sévère. Et je le ressens nettement.

Le voyez-vous en même temps ?

Je ne le vois pas mais en revanche je ressens sa présence près de moi, toujours du côté droit.

Il arrive aussi que je sache qu’il se trouve à mes côtés, à d’autres moments, même quand je ne reçois pas de messages.

En dehors des messages, Padre Pio intervient-il dans votre vie d’une façon ou d’une autre ?

Oui, comme je viens de le dire, je ressens parfois sa présence près de moi, et particulièrement quand je fais une conférence. Il lui arrive même, depuis peu, si je commets une erreur, de me reprendre, ou il me demande de préciser ou de donner une explication plus complète.

Peut-on dire qu’il est exigeant à votre égard ?

Non, il est surtout plein d’un immense amour. Je le considère plutôt comme un frère ou même comme un papa !

Vous a-t-il dit pourquoi il vous avait choisi comme plume pour transmettre ses messages ?

Oui, il l’a fait un jour à travers un médium. Il a eu pour moi des termes très affectueux. Il a dit aussi que je devais m’efforcer de prolonger la mission qu’il avait commencée sur Terre en transmettant sa parole, ses messages à travers le monde. Il a ajouté qu’il m’ouvrirait les portes pour qu’il en soit ainsi.

Comme j’ai une confiance absolue en lui, je ne m’inquiète pas et je suis sûre qu’il le fait et le fera.

Il a demandé qu’un livre soit publié avec ses messages. Vous a-t-il donné des indications sur la durée probable des messages ?

Non. Il a seulement précisé récemment qu’ils allaient s’intensifier en fréquence parce que le monde en aurait besoin.

Pouvez-vous maintenant nous rappeler les thèmes principaux de ses messages?

Les grands thèmes des messages de Padre Pio sont l’amour, la paix, la joie. En dépit des problèmes que rencontre actuellement la Terre, il nous adjure aussi de rester confiants. Et quant à ce que nous pouvons faire pour aider à l’évolution du monde, il nous demande d’être dans l’amour et de ne pas douter de celui de l’Au-delà, qu’« ils » sont présents.

Lui est-il arrivé de parler de réincarnation ?

Oui, mais d’une façon plutôt allusive, quand il parle des vases communicants, d’un côté, dit-il, l’un se vide pour remplir l’autre et vice-versa.

Une de nos lectrices, religieuse de son état, s’étonnait récemment qu’il ne parle pas davantage de Jésus et de Marie dans ses messages.

Je pense savoir pourquoi. Les messages que je reçois, m’a-t-il bien précisé, ne sont pas des messages à titre religieux mais spirituels. Ils sont destinés à l’évolution spirituelle du monde. Il ne me parle jamais des religions, d’aucune. Son message se veut axé sur la spiritualité, sur l’amour.

Pensez-vous un jour faire comme des millions de pèlerins et vous rendre à San Giovanni Rotondo ?

J’y ai songé, tout d’abord. Aujourd’hui, je reçois beaucoup de courrier de personnes qui m’envoient des photos de San Giovanni Rotondo, du monastère, de sa tombe… En fait, pourquoi irai-je là-bas ? Je sais fort bien qu’il ne s’y trouve pas ! Il est vivant, il est avec nous. Ça ne me servirait pas à grand-chose. Je n’en apprendrai pas davantage.

Padre Pio, en dehors des messages, vous a-t-il donné des avis, des conseils ?

Il n’y a qu’une seule chose que je peux dire, c’est que Padre Pio n’est pas tellement d’accord avec la ferveur qu’on lui montre sur son tombeau. C’était un homme très humble et il n’en a pas besoin… Mais on ne peut pas le dire aux pèlerins, car ils ne le comprendraient pas. Pour eux, toucher son chapelet son tombeau leur donne l’impression de pouvoir être aidé par lui… (N.D.L.R.: il a dit déjà la même chose, voici quelques années, par le canal de Françoise Flamant.)

Que dit-il de l’évolution de la Terre ?

Il dit bien que la Terre doit évoluer pour devenir « la Nouvelle Terre » qui sera reliée au « Nouveau Ciel ». Nous avons une étape à passer. Nous ne sommes pas seuls pour y arriver, ils sont là prêts à nous aider comme ils le font déjà, mais nous avons un énorme effort à faire et il insiste sur le fait que nous devons beaucoup plus prier et bénir.

Comment ressentez-vous cette responsabilité de messagère de Padre Pio ?

Je me sens très touchée et en même temps je ressens une très grande force pour faire connaître ses messages, à déplacer les montagnes comme on dit. Ils ont en effet une très grande importance pour l’évolution de la Terre.

Pour tout dire, je me sens légère et comme portée… Je sais qu’il est là, près de moi et qu’il m’aide pour assurer cette diffusion des messages. Je me remets à lui. J’ai une confiance totale en lui.

Ces messages ont-ils affecté votre vie ?

Oui, bien sûr, sur le plan familial. Au début, il fallait quand même s’y attendre un peu, j’ai rencontré une certaine incompréhension de la famille. Elle doutait quelque part, ne comprenant pas notamment que les messages de l’Au-delà soient souvent de personnages célèbres.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Mon mari comme mes trois enfants attendent les messages. Et je dirais même, et cela me réjouit le cœur, qu’ils ont une grande ouverture spirituelle par rapport à eux.

Dans le restant de mon entourage, il m’arrive souvent de rencontrer de la jalousie ou de l’incompréhension. Mais je pense que c’est le lot de beaucoup de ceux qui sont chargés comme moi de transmettre des messages de l’Au-delà. Et que cela n’étonne personne.

Recevez-vous parfois des messages personnels ?

Oui, bien sûr, mais vous comprendrez bien que de ceux-là je ne peux pas en parler. Je les garde pour moi. Ils sont vraiment personnels…

Les messages sont publiés dans la Revue comment allez-vous les faire connaître du grand public ? Par un livre ?

Padre Pio m’a demandé de les diffuser à travers le monde et de le faire d’abord par un livre. Cet ouvrage est en train de se faire et est déjà bien avancé

Les messages ont dû avoir un retentissement sur votre vie spirituelle?

Oui, parce qu’ils ont permis de m’ouvrir davantage spirituellement et de réfléchir aux enseignements religieux que j’ai reçus et d’en découvrir certaines limites. Je m’en suis ouverte franchement, voici peu, au prêtre qui visite notre famille. Padre Pio a apprécié ma réaction en ce qu’elle était faite de droiture et d’honnêteté. Il a un immense rayonnement lumineux, un immense amour. Il est tout amour et le transmet. Quand il est là, je me sens remplie de chaleur, d’amour… Il est là d’ailleurs.

Accepterait-il de nous dire quelques mots ?

Oui, il faut continuer, me dit-il, à réceptionner ses messages, il faut continuer à les lire, à les comprendre, il faut comprendre le moyen et le but de ces messages… Il faut apprendre aussi à les relire. Il dit qu’il faut aimer et prier.

 Voulez-vous ajouter autre chose ?

Je voudrais seulement dire aux personnes qui reçoivent des messages que ce sont toujours des messages d’amour. Il ne faut surtout pas oublier quand on les réceptionne que c’est un beau cadeau qui nous est ainsi fait, une grâce.

RAD 99 (février 2006)