Bilocation

Il y a bilocation quand une personne est vue en même temps dans deux ou plusieurs
Sainte Vierge Marie

endroits distincts. Père Pio apparut non seulement à un autre endroit que le lieu où il se trouvait mais aussi à deux personnes à la fois comme il le confirma lui-même à une de ses filleules spirituelles.

• La première manifestation de bilocation de Père Pio eut lieu alors qu’il n’avait que 18 ans pour venir au chevet d’une femme qui venait d’accoucher, alors qu’elle venait de perdre son mari. Elle venait de prier intensément pour son enfant. Un jeune moine lui apparut lui disant : “La Sainte Vierge vient de me confier votre enfant. Soyez tranquille, je veillerai toujours sur elle.” Ce qu’il fit. Il y eut aussi d’autres bilocations avec elle.
• Les aviateurs anglo-américains qui survolaient pour bombarder San Giovanni Rotondo. Certains le reconnurent.
• Quand pendant la première guerre mondiale, le maréchal Cadorna fut limogé, il était au palais de Trévise prêt à se suicider.

Maréchal Luigi Cadorna

Un moine entra dans sa chambre squelettique, avec une robe de bure déguenillée. Il lui parla de Dieu, qui connaît tous les secrets, puis disparut. Le maréchal renonça à son projet. Il retrouvera en 1920 à San Giovanni Rotondo le Père Pio. Il le reconnaîtra. Père Pio aussi qui se dirigea vers lui et lui dit : « Eh bien général, nous l’avons échappé belle cette nuit-là. »

• On dit qu’il serait allé en bilocation consoler à Budapest le cardinal Mindszenty réfugié à l’ambassade américaine, pendant la guerre froide. Il serait aussi allé assister le cardinal Stepinac pendant son procès et en Pologne pour réconforter les fidèles du cardinal Wyszysnki, victimes des persécutions religieuses.
• Le père se manifestait aussi hors des frontières. Monseigneur Damiani, vicaire général du diocèse de Salto en Uruguay voulait finir ses jours à San Giovanni Rotondo. Père Pio lui demanda de rester dans son diocèse, l’assurant qu’il l’assisterait à ses derniers moments. C’est ce qui arriva. Une nuit, le futur cardinal Barbieri fut réveillé par un capucin qui lui dit : « Allez chez Mgr Damiani qui se meurt.» Il y courut, trouva le prélat victime d’une crise d‘angine de poitrine, entrant en agonie. Sur la table de chevet, le prélat avait pu écrire d’une façon malhabile : “Père Pio est venu”. Mgr Barbieri prit le mot et reconnut quelques années plus tard dans le moine qui l’avait prévenu, le Père Pio. Il lui fit comprendre à demi mot que c’était bien lui : «  Eh bien, oui, vous avez compris », lui dit-il, malicieusement.
• Que pensait Père Pio de tout cela ? Une fois que ses amis capucins discutaient devant lui de la bilocation, il remarqua interrompant quelqu’un qui disait que peut-être les privilégiés qui biloquaient ne s‘en apercevaient pas : « Bien sûr, bien sûr qu’ils s’en aperçoivent. Ils peuvent ne pas savoir si c’est leur corps ou leur âme qui se meuve mais ils sont bien conscients de ce qui se produit et ils savent où ils vont.
Dans une lettre qu’il écrivit à une jeune fille à laquelle il avait rendu visite en bilocation, il confirma : « C’est par amour que le Seigneur t’éprouve ; c’est par amour qu’il a permis à son indigne ministre de se trouver près de toi pour te réconforter, pour te soulager, pour te redonner du courage dans la très dure épreuve. »