Clairvoyance

Un mot sur son don de prophétie, il en usait peu. Il répondit une fois à des questions de ses groupes de prières sur l’évolution de l’humanité. « Quand les hommes font une prophétie ils ne parlent que de luttes, de guerres et de calamités. Mais quand la prophétie vient de Dieu, elle ne parle que d’amour et de miséricorde. »
On sait que :
– 21 avril 1915, Jésus, dit-on, prédit en songe à Père Pio l’entrée de l’Italie dans la première guerre mondiale.
– 27 mai 1915 il prévoit que la guerre dans laquelle l’Italie vient d’entrer sera pour elle une épreuve comme elle n’en encore jamais eue.
– 18 mars 1917 Père Pio dit à son provincial que la guerre commencée est à la moitié de sa durée.
En 1942 quand les forces de l’axe semblaient gagner partout, il annonça le débarquement des forces alliées, de même qu’il avait prédit cette deuxième guerre mondiale.
• Quand il fut élu pape, Jean XXIII envoya un télégramme à Père Pio avec ces simples mots : Vous aviez raison Jean. Il faisait référence à une visite faite quelques années

Pape Jean XXIII

auparavant au cours de laquelle Père Pio lui avait dit qu’il serait Pape et avait même insisté        devant ses dénégations.

Il annoncera sa mort à un carabinier bien portant pour qu’il puisse s’y préparer, ce qu’il fit et ce qui arriva.
Clairvoyance
• Il était connu qu’il n’ouvrait pas toujours son courrier, ce qu’il ne l’empêchait pas d’y répondre. Une fois, on lui apporte une lettre importante d’un couvent de carmélites. Il la met dans le courrier sur la table. On insiste pour qu’il l’ouvre. Il répond seulement : « Cela va pour ce qu’elles demandent dans la première partie ; dans la seconde qu’elles fassent bien attention et y pensent bien. »
• Quand on venait le voir, il n’était pas nécessaire non plus de lui en exposer les raisons, il répondait parfois avant même que la personne ne se soit exprimée. Un homme qui accompagnait à San Giovanni sa femme pour avoir un alibi, parce qu’il pensait la tuer pour épouser sa maîtresse, fut attiré par une force mystérieuse à la sacristie où se trouvait Père Pio qui lui cria en le voyant arriver : « Va-t-en, Va-t-en malheureux, ne sais-tu pas que tu ne peux pas te tâcher les mains de sang ? »
“Toute la vie de Père Pio, dans son confessionnal était une pénétration des âmes et un perpétuel discernement des esprits, écrit un de ses biographes, le père Derobert. Si son

Le confessionnal de Père Pio

confessionnal était tellement assiégé, si on venait à lui de partout, c’est parce qu’il devinait tout, savait tout par intuition, scrutait et discernait tout. C’était lui qui suggérait le souvenir des fautes passées oubliées, rappelait les péchés, faisait revenir à la mémoire des faits qui en étaient sortis depuis longtemps. (Tous ses biographes en portent témoignage pour eux-mêmes.) Ainsi à un jeune homme qui confessait des souvenirs un peu confus, il l’arrêta lui disant cette phrase unique : “Ce péché, tu l’as déjà avoué en telle année, à tel endroit, à tel confesseur et le Seigneur te l’a pardonné. Dis-moi seulement ce que tu as fait par la suite…”

• Cette clairvoyance s’exerçait souvent pour guider les âmes, mais parfois malicieusement. Une sœur se présente au confessionnal. Il tire le volet, dit la formule Loué soit le Christ, et le referme aussitôt. Puis il l’ouvre à nouveau la sœur est étonnée et lui demande : “Mais que vous ai-je fait ? Et lui de rétorquer malicieusement : “Et moi, que t’ai-je fait, puisque tout à l’heure tu m’as jeté sous ton lit. Effectivement, le matin même, elle avait roulé en boulette dans sa chambre une photo de Père Pio qui ne lui plaisait pas. Elle lui expliqua et il sourit malicieusement, la confession pouvait commencer.